Julius IV : en librairie le 1er avril 2015

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À l’origine du mythe, il y a toujours un mensonge…

Remis de ses blessures, Julius reprend la quête du Troisième Testament au fin fond de l’Orient. Gravissant une montagne sacrée, il en redescend avec un rouleau bardé de sept sceaux sur lequel serait inscrite la parole divine. Seul son ami, le « Sar Ha Sarim », est digne de l’ouvrir. Mais l’ancien esclave, revenu en Judée, a décidé de prendre les armes et de mener son peuple contre l’armée romaine. Alors que dans le ciel se dessine une comète en forme de sabre, il enchaîne les victoires et se convainc à nouveau de sa mission divine. Livia, la fille de Julius qui est devenue l’amante de Sayn, le met en garde : trop de sang a déjà été versé. S’il continue dans cette voie, il précipitera la ruine de son peuple !

Julius

Il est sorti !

Posté par Glénat le 8 novembre 2012 à 6:35

Le tome 2 de Julius, préquel du Troisième Testament, est sorti hier !

Retrouvez Julius et l’élu du peuple juif dans cet album signé par Alex Alice, Xavier Dorison et Thimothée Montaigne.

Le Troisième testament – Julius II

La Révélation – Chapitre 1

Alex Alice (Histoire, scénario, storyboard et couverture)

Avec la participation de Xavier Dorison

Thimothée Montaigne (Dessinateur)

François Lapierre (Coloriste)

Collection Grafica

56 pages – 240 x 320 mm – Cartonné – 13.90 €

Paru le 7 novembre 2012

La quête du Troisième Testament commence !

Alors que l’occupant romain met la Judée au supplice, celui que l’on appelle maintenant le Prince des Princes, le Messie, part vers l’Orient. Il suit l’appel mystique du Troisième Testament, clé du Royaume de Dieu et promesse de la fin de toute souffrance.

À ses côtés, l’ancien général Julius a une vision plus concrète : il veut faire de ce « messie » un chef de guerre capable de libérer son pays. Il s’impose donc dans le petit groupe qui part vers l’Orient, décidé à ramener son ami à la raison… et auprès de sa fille.

Les épreuves se multiplient, le vent du désert porte la rumeur d’une cavalcade et les cris des corbeaux ; et tandis que des ombres mystérieuses s’étendent sur les murs de Babylone, Julius ignore que la quête du Troisième Testament le mènera plus loin qu’il ne peut l’imaginer…

Alex Alice, Xavier Dorison et Thimothée Montaigne au dessin reviennent aux sources de la saga qui révolutionna la bande dessinée, avec ce volet épique digne des meilleurs péplums.

 

Interview de Thimothée Montaigne, dessinateur de Julius II (2/2)

Posté par Glénat le 30 octobre 2012 à 3:29

Thimothée Montaigne, dessinateur de Julius II

Thimothée Montaigne, dessinateur de Julius II

Suite et fin de l’interview de Thimothée Montaigne, où il évoque le travail sur les décors et les personnages, ainsi que sur les rencontres qui l’ont amené là où il en est aujourd’hui…

Julius est une série qui se focalise sur les émotions intimes des personnages, tout en les faisant évoluer dans des décors grandioses, parfois dans des scènes d’action spectaculaires. Qu’est-ce qui a été le plus difficile à réaliser pour vous : incarner ces personnages ? Dessiner des décors pour lesquels il n’existe parfois aucune documentation ?

C’est marrant, parce que la question des décors revient souvent, notamment à propos de  Babylone ! En fait, j’ai les mêmes problématiques sur Julius que beaucoup de dessinateurs qui sont confrontés à de la BD historique ! Il s’agit de se documenter pour avoir une idée assez juste de l’époque, pour éviter les anachronismes, mais on n’est pas non plus dans le réalisme historique. Dans Julius, on est dans l’exagération parce qu’il faut rendre tout grandiose !

Pour revenir sur l’exemple de Babylone, on a bien deux ou trois gravures pour savoir à quoi ressemblait la porte d’Ishtar, mais si on s’en tient aux gravures de la ville, l’architecture de l’ensemble paraît très géométrique ! Il me fallait rendre ça grandiose, casser un peu cette structure monotone ! Idem pour le dessin des jardins suspendus de Sémiramis : tels que je les dessine, on a l’impression qu’ils dominent la ville ! Dans la réalité, ça n’est pas aussi démesuré… Pour la puissance d’évocation, il faut exagérer certaines choses.

-Quid des personnages ?

C’était le gros défi de l’album : j’ai vraiment beaucoup travaillé sur les caractères et les identités de tous ces personnages. En fait, vous demandiez ce qui a été le plus dur pour moi, mais tout a été à la fois dur et facile ! Les personnages ont demandé beaucoup de boulot, mais c’était passionnant de les faire exister, de leur donner une identité propre, de faire transparaître ça sur leurs visages. J’ai dû travailler les démarches, les attitudes et morphologies particulières. J’ai vraiment tout fait pour rendre les personnages identifiables et attachants !

-Pour qu’on soit triste quand ils meurent ! C’est cruel…

Mais nous aussi, on vit leur histoire à fond ! On se les est appropriés. Par rapport au descriptif des personnages qui avait été fait au début de la création de la série, on a pris de la distance. Par exemple, le personnage de Thaddeus a pris une direction différente : il devait être taciturne au départ, et finalement, il est beaucoup plus expansif que prévu ! Alex ne le voyait peut-être pas comme ça à la base, mais on a pris cette direction et on l’a adopté comme ça.

C’est vraiment sur ce type de travail que je m’éclate le plus depuis que je suis dans le dessin et la bande dessinée : la justesse dans le jeu d’acteur, le mouvement. C’est primordial, et donc ça réclame forcément un gros travail… Et pour Julius, c’était particulièrement le cas !

-Vous dites avoir beaucoup été influencé par votre collaboration avec Mathieu Lauffray sur les couleurs de Long John Silver. En quoi cela a pu influencer votre dessin sur Julius ?

À l’époque, j’étais l’assistant de Mathieu Lauffray. En fait, mon travail consistait à mettre du drawing-gum dans les bulles et autour des cases pour préparer les pages à la couleur ! Le truc pas spécialement passionnant ! Mais j’avais la chance de fréquenter des gens qui étaient, à la base, des références pour moi : Mathieu Lauffray, Alex Alice et Robin Recht. C’était vraiment dingue pour moi de travailler avec eux pour mon premier job ! Je me suis donc retrouvé dans leur atelier, tous les jours, à les écouter, à discuter avec eux,  à les voir bosser. C’est très formateur. Quand j’en suis sorti, j’avais une base de réflexion, un point de départ, je me sentais prêt à faire de la BD. Au final, pour Julius, ça m’a influencé en rien et en tout ! J’évolue d’album en album mais ma quête reste inchangée. Je leur dois tout ça mais j’ai pris mon envol depuis, mon travail a gagné en identité. J’existe de plus en plus en tant que Thimothée Montaigne, et quand on regarde mon dessin, on y voit sans doute un peu moins mes influences qu’à mes débuts.

-Une histoire qui a de quoi faire rêver les aspirants dessinateurs de BD !

D’autant plus que c’était vraiment un pur hasard que j’intègre cet atelier ! C’est grâce à un prof que j’avais, qui est devenu un ami depuis, Erik Juszezak. Il connaissait mon intérêt pour le travail de Mathieu et d’Alex. Il a croisé Mathieu en dédicace qui lui a dit qu’il cherchait un assistant, il m’a donné son contact en me disant : « débrouille-toi ! ». Vraiment c’était une espèce de hasard, une chance incroyable pour moi de rencontrer ces types qui m’ont éclairé sur le dessin et sur le milieu de la BD. Et puis des années après, au moment où je commençais à me demander si j’allais continuer dans ce métier, Alex me propose de faire Julius ! Sans sa proposition, je pense que j’aurais probablement lâché la bande dessinée…

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